Face aux conséquences exceptionnelles de la sécheresse et des fortes chaleurs de l’été 2026, le gouvernement annonce un vaste dispositif d’aide destiné à préserver les exploitations agricoles et à accompagner la reprise de l’activité.
Les agriculteurs français durement touchés par les épisodes de chaleur et le manque d’eau vont bénéficier d’un soutien financier massif. Vendredi 4 septembre 2026, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a présenté un plan d’un montant supérieur à un milliard d’euros pour répondre à l’urgence climatique qui frappe le secteur.
L’objectif affiché par le gouvernement est double : permettre aux exploitations les plus fragilisées de faire face à leurs difficultés de trésorerie et leur donner les moyens de poursuivre leur activité dans les prochains mois.
Une enveloppe de 520 millions d’euros doit notamment être consacrée à l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ce mécanisme intervient lorsque les pertes agricoles dépassent certains niveaux et vise à compenser une partie des conséquences d’événements climatiques exceptionnels.
Le gouvernement entend également accélérer le versement des avances et des indemnisations afin que les exploitants concernés puissent disposer rapidement de ces aides.
Le dispositif prévoit parallèlement le recours au régime des calamités agricoles. Celui-ci doit permettre de prendre en charge certaines pertes qui ne peuvent pas être couvertes par les assurances, notamment lorsqu’elles concernent des cultures pérennes ou des plantations.
Autre mesure annoncée : un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties pour les exploitations agricoles ayant subi les dommages les plus importants.
Cette mesure doit contribuer à alléger les charges des exploitants alors que nombre d’entre eux doivent déjà faire face à une baisse de production et à une hausse de certaines dépenses liées aux conditions climatiques.
Le plan baptisé CASI – Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendie prévoit également la création d’un fonds de réarmement agricole, placé sous la responsabilité des préfets.
Ce fonds doit notamment permettre de répondre aux besoins immédiats des exploitations : achat de fourrages, financement de semis ou encore prise en compte de certaines pertes provoquées par les incendies.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de renforcer la prise en charge des cotisations sociales auprès de la MSA, afin de soutenir les agriculteurs confrontés aux difficultés économiques.
Au-delà des aides économiques, le dispositif comprend un volet consacré à l’accompagnement social et psychologique des exploitants en difficulté.
Des adaptations pourront également être accordées concernant certaines règles de la Politique agricole commune (PAC) lorsque les conditions météorologiques rendent leur application particulièrement difficile.
Enfin, les aides destinées à faciliter l’achat d’engrais et de gazole non routier (GNR) seront prolongées.
Après un été marqué par des températures élevées, une sécheresse persistante et plusieurs épisodes d’incendies, les exploitations agricoles doivent composer avec des récoltes affectées, des besoins accrus en alimentation animale et des difficultés de trésorerie.
Avec cette enveloppe dépassant le milliard d’euros, l’exécutif veut donc apporter une réponse à court terme tout en permettant aux agriculteurs de préparer la prochaine campagne dans un contexte climatique devenu de plus en plus incertain.