Alors que la saison des carnavals bat son plein en France et en Europe, la question de l’interdiction ou de la limitation des confettis revient dans plusieurs villes et événements festifs, alimentant un débat entre tradition populaire et enjeux écologiques et logistiques.
Obernai et la prudence face aux confettis
Dans certaines communes françaises, notamment en Alsace, Obernai a interdit l’usage des confettis lors de la dernière cavalcade de carnaval organisée en février 2025. Cette décision municipale, prise à la demande du maire, s’inscrit dans une démarche de réduction de la pollution générée par les petits morceaux de papier dispersés lors des cortèges. Les confettis, difficiles à ramasser et souvent entraînés dans les réseaux d’assainissement ou dispersés dans l’espace public, posent des problèmes de propreté et de logistique après les festivités.
La plupart des participants au carnaval d’Obernai ont accepté l’initiative de ne pas jeter de confettis, bien que quelques réfractaires aient exprimé leur attachement à cette tradition festive. Les autorités locales ont motivé l’interdiction par la volonté de réduire la charge de travail des services municipaux et d’adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.
En Moselle, si aucune interdiction officielle des confettis n’a été annoncée pour les carnavals de 2026, certaines municipalités encouragent déjà des pratiques plus responsables. À Metz ou Thionville, les organisateurs demandent aux participants de limiter l’usage des confettis pour éviter des problèmes de nettoyage et préserver les espaces publics. Cette approche illustre la volonté des communes mosellanes de concilier fête populaire et développement durable, en sensibilisant les habitants à l’impact environnemental des festivités.
Le débat européen
Au delà des frontières françaises, la question de l’usage des confettis est également débattue ailleurs en Europe. Par exemple, en Flandre (Belgique), une cinquantaine de communes ont déjà interdit les confettis dans le cadre des carnavals, invoquant la difficulté de gestion des déchets et l’impact écologique sur l’espace public.
Dans d’autres cas, les organisateurs de carnavals ont cherché à concilier tradition et contraintes environnementales en favorisant l’usage de confettis biodégradables ou en adaptant les pratiques festives plutôt qu’en appliquant une interdiction stricte.